27 novembre 2007
7e répétition de la 6eD du Mardi 27/11/07
Professeurs présents: Mme Ballion et Mme Coudriou
Après un bref résumé de ce que nous avons vu la semaine précédente, nous décidons de reprendre notre scène en l'améliorant, au point de vue du texte surtout.
Nous reprenons le début de la scène. Petrouchka est allongé par terre, se réveille doucement, s'étire, baille, et....soudain il éclate en sanglots, se mouche dans ses manches, la tête entre les mains. Il s'écrie: "Je suis maudit!" Nous conseillons de ne pas se cacher la bouche pour parler, sinon on ne comprend rien du tout. Peut-être la tête peut-elle rester baissée quand Petrouchka pleure, puis elle se redresse brièvement quand il parle...en plus cela peut créer une atmosphère tragi-comique. Il faudra bien travailler sur l'expression du visage, qui doit changer progressivement. Je propose qu'en classe, nous travaillions sur cette discipline (ce qui est plutôt de l'ordre du mime).
Le monologue se poursuit, de façon improvisée: "Pourquoi la ballerine ne veut-elle pas de moi?" se lamente Petrouchka. "Je suis tout seul, maintenant!". On réintroduit les mouchoirs qui se tendent par-dessus son épaule, et qu'il attrape sans se retourner, comme si c'était normal qu'ils apparaissent comme par magie. Puis il se retourne tout à coup (là aussi, il faudra travailler l'étonnement, la surprise, l'incrédulité en mime).
Il questionne: "Ben, t'es qui, toi?" l'autre répond -eh bien, je suis la peluche! "D'où tu sors ces mouchoirs?" (eh bien, de la boîte (il montre une énorme boîte de kleenex) la peluche suggère: "Peut-être qu'un jour, elle t'aimera!" - Mais moi j'suis tout seul!" -Oui, mais moi, je suis là, répond la peluche.
Pour la séance suivante, ous demandons aux élèves de rédiger un petit texte d'après ce qu'ils ont vu et imaginé, pour ne pas oublier. L'improvisation en séance fera le lien entre toutes ces idées.
Nous décidons avec les 6eD de faire une séance de mime (diverses expressions du visage). Ensuite nous verrons les gestes du pantin. Nous ne pouvons tout faire en cours, il y a beaucoup de notions à apprendre. Mais un petit peu chaque semaine, çà on peut!
Petite video exemple de mime: "Les Enfants du Paradis" (film de 1945 avec Jean-Louis Barrault)
26 novembre 2007
6e répétition de la 6D le lundi 26 novembre 2007
le Mardi Gras Russe ("Maslenitsa")
professeurs présents: Mr Borde et Mme Coudriou
Mr Borde demande aux élèves de prévoir chacun une pochette pour mettre les textes et les créations lus ou réalisés au cours de l'activité. Les élèves se mettent en cercle et chacun se présente (dit son prénom) à tour de rôle en regardant son voisin. Un premier tour est fait, puis un deuxième.
Mr Borde suggère de mettre en scène le IVe tableau du Petrouchka de Stravinsky. La fête populaire de la Semaine Grasse (Finale) dans laquelle il y a beaucoup de personnages divers représentés, et beaucoup d'événements rapprochés.
Les élèves font le jeu du miroir. Un élève mène le jeu, fait des mouvements libres que son partenaire doit répéter à l'identique, en miroir. Il conseille de ne pas aller trop vite, il faut que l'imitation soit exacte.
Ensuite les élèves se mettent encore deux par deux, et préparent un petit numéro comme des artistes de foire. Puis chaque duo présente son numéro à tour de rôle. C'est très mignon. Nous avons un magicien, qui fait apparaître un personnage, un chanteur accompagné d'une guitare, un jongleur et un joueur d'orgue de barbarie qui lui lance des balles, etc.
Enfin on mélange tous les numéros, ils apparaissent tous en même temps.
La cloche sonne. Vite vite on se remet en cercle, avec la consigne suivante: pour la prochaine fois, garder le même couple. Préparer un numéro que l'on va montrer aux autres. Ensuite on pourra introduire d'autres personnages (Petrouchka, le Maure, des badauds, etc...) C'était super cette répèt!
Un texte est confié aux élèves qu'il faut lire: "les Frères Van Buck" (d' Alfred de Musset).
23 novembre 2007
5e répétition de la 6e D le Vendredi 23/11/07
Séance avec Mme Loupiac et Mme Coudriou
Les élèves observent des images de positions acrobatiques données par le prof d'EPS et doivent choisir parmi elles ce qu'ils savent faire. La semaine précédente, ils ont montré à Mme Loupiac les pas de danse que l'on avait travaillés en classe, et puis cela a dérivé vers la Tektonik (danse qui concerne la musique Electro et Techno, dont je vous donne un petit exemple ici). Personnellement je préfère la partie plus orientée hip hop de la deuxième partie.
OK. Très sympa, d'autant que c'est la danse la plus en vogue en boîte de nuit et dans les raves en ce moment. Jai déjà observé les "leçons" sur youtube, et ai trouvé cela difficile, demandant rythme, précision, agilité, mais aussi imagination, sinon cela devient vite pénible (mais ce n'est que mon avis). Les démonstrations de Smurf et de Breakdance sont bien plus impressionnantes.
Nous demandons alors aux deux élèves qui connaissent quelques pas de nous les montrer. Les pieds glissent par terre et l'on fait se toucher les pointes ou les talons en ouvrant et fermant les pieds. Puis on essaie d'inverser (les deux pieds se séparent, l'un vers l'intérieur, l'autre vers l'extérieur) Aïe! ça coince. Il va falloir le travailler. Les mouvements des bras maintenant. Chacun essaie d'en faire un à son tour. Puis nous nous asseyons sur les tabourets tournants de la salle d'Arts Plastiques. L'élève tourne sur le tabouret puis pose son pied par terre, pour bloquer une position des bras. (mais nous n'avons plus les pieds). Peut-être former deux groupes?
Perso je serais plutôt tentée vers çà à cause de la lenteur et de la décomposition des mouvements qui n'est pas infaisable si c'est lent et beaucoup plus intéressante car elle permet des variations plus évidentes. Je vais essayer de voir çà.
Il me semble qu'il faut rester sur notre sujet, même si l'approche est différente. Le pantin et ses sentiments, sa maladresse, le thème de la solitude et de l'amour, de la rivalité pourraient être déclinés sur tous les tons. L'histoire pour moi prime sur le mouvement, qui ne doit pas être isolé en tant que tel. Une séance à mieux organiser maintenant. Et ne pas oublier que le temps passe vite, et qu'il faut rebondir quand il ne se passe rien, sinon le groupe se divise.
19 novembre 2007
4e répétition de la 6e D le lundi 19/11/07
Répétition avec Mr Borde et Mme Coudriou:
Mr Borde pose des questions aux élèves sur ce qu'ils ont fait auparavant. Nous décidons de ne pas poursuivre l'activité menée avec Mme Ballion, et de travailler sur une autre saynette. Mr Borde propose de travailler sur le conte d'Andersen "le Petit Soldat de Plomb". Les élèves le connaissent.
Nous faisons des exercices d'échauffement, pour se détendre, et faire tourner une phrase d'élève en élève jusqu'au retour, avec possibilité de changer de ton, ou de rajouter un élément.
Puis, le temps passant très vite, nous jouons devant lui la petite saynette préparée le mardi précédent. Rendez-vous est pris pour le lundi suivant, avec le projet de lire ce texte et de décider de ce que nous allons en tirer.
le conte peut être consulté ici.
13 novembre 2007
3e répétition de la 6e D le mardi 13 novembre à 12h30
Activité menée avec Mme Coudriou et Mme Ballion, professeur de français.
Pour cette 3ème répétition, nous avons repris l'idée du monologue de Petrouchka. Petrouchka se réveille dans sa chambre, et se met immédiatement à pleurer. On réutilise les mouvements d'étirement, la maladresse corporelle du pantin.
On propose l'idée d'une peluche (sorte de double du pantin) qui viendrait réconforter Petrouchka, voire de plusieurs d'entre elles qui formeraient une sorte de choeur.
L'ensemble des élèves trouve l'idée amusante, et on démarre tout de suite la mise en scène de l'idée.
Une élève s'allonge par terre et joue le rôle de Petrouchka. Une autre s'asseoit en tailleur derrière elle, jouant le rôle de la peluche. Elle a sur les genoux une énorme boîte de kleenex multicolores et les tend à Petrouchka, qui les attrappe et se mouche sans tenir compte de leur provenance. Petrouchka pleurant jusqu'alors se mouchait dans ses manches. Il se lamente en répétant sans cesse "Personne ne m'aime" ou "La ballerine ne veut pas de moi" et ne prend conscience des gestes de la peluche que lorsqu'elle lui tape sur l' épaule.
Petrouchka se retourne et l'aperçoit. "Tu les sors d'où, ces kleenex?" -de la boîte, répond la peluche en riant. Ce n'est qu'à ce moment-là que Petrouchka réalise qu'elle parle. "Tu parles, maintenant?"
Mais Petrouchka continue à pleurer. La peluche le questionne: "Pourquoi tu pleures?". Petrouchka relate sa déception amoureuse. La peluche tente alors de le consoler et lorsqu'elle lui tend des mouchoirs lui dit "Regarde toutes ces couleurs!" ce à quoi Petrouchka répond: "ça ne me console pas du tout. Je me sens seul." -Mais il y a les amis, répond la peluche. A la question de Petrouchka: "Quels amis?" , d'autres peluches arrivent et l'entourent. "Ne t'inquiète pas". Elles essaient de lui remonter le moral. Elles le mouchent, lui sèchent ses larmes, le font manger, tout en accompagnant chacun de ses mouvements. (manipulation du pantin). Puis elles lui tendent une petite poupée, réplique de la Ballerine, pour le rassurer. "Ce n'est pas la vraie", bougonne-t-il. Les peluches: "Mais on est là, nous! et on s'occupe de toi." Elles l'habillent et le coiffent. Le pantin, qui va un peu mieux, regarde les peluches se mettre à danser et les rejoint bientôt.
Nous avons mis en commun nos idées au sujet de la fabrication des marionnettes. Une chaussette de laine avec des motifs de couleur vive, à coudre pour fabriquer une poupée. Des lacets pour faire les membres. 
On s'interroge sur la façon dont on pourrait jouer les peluches, de façon à ce que ce soit clair pour le public. L'élève serait maquillé, serait habillé en vêtements imprimés de couleurs vives dans le style folklorique russe, aurait éventuellement des accessoires (une queue, un serre-tête avec des oreilles) et la peluche qui le représente cousue sur le ventre. Chaque peluche serait manipulée par un élève habillé de noir. Certains manipuleraient directement la peluche en accompagnant ses gestes, d'autres en tirant sur des ficelles de couleur.
A voir sur les deux ou trois séances à venir: écrire le dialogue entièrement, s'entraîner aux manipulations, puis régler la mise en scène.


